Plutarque – Sur l’amour des richesses

Quand nous n’avons besoin que de pain, que d’un gîte, d’un vêtement simple, des premiers mets venus, voilà que la richesse fondant sur nous remplit notre cœur de convoitise. Nous voulons de l’or, de l’argent, de l’ivoire, des émeraudes, des meutes de chiens, des chevaux. C’est sur des objets aussi rares qu’inutiles, aussi difficiles à posséder qu’à se procurer, que…

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Bertrand du Guesclin – Récit de son premier tournoi

Bertrand s’occupait de ces tristes réflexions en regardant les courses et les beaux faits dont il était témoin, et les regrets de n’être que témoin n’en étaient que plus vifs, lorsque la bonne fortune le servit à son gré, et lui procura un moyen inespéré de satisfaire la passion pour l’honneur, et d’entrer dans la carrière à son tour. Il…

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Tacite – Éducation passée et présente

Anciennement donc, le jeune homme qui se destinait au forum et à l’art oratoire, déjà préparé par l’éducation domestique, déjà nourri de fortes études, était présenté, par son père ou par un proche parent, à l’orateur qui avait alors le plus de réputation. Il fréquentait sa maison, accompagnait sa personne, assistait à tous ses discours, soit devant les juges, soit…

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Antiphon le Sophiste – Le droit naturel

De la distinction entre droit naturel et loi humaine, Antiphon se faisait le précurseur en Grèce au Ve siècle av. J.-C. Ce philosophe, également orateur et homme politique, toucha de nombreux domaines et est surtout connu pour ses discours et son éloquence, son hédonisme, son analyse de la psyché humaine et sa thérapie de l'âme fondée sur le discours.

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Bertrand Russel – Éloge de l’oisiveté

Ainsi que la plupart des gens de ma génération, j’ai été élevé selon le principe que l’oisiveté est mère de tous vices. Comme j’étais un enfant pétris de vertu, je croyais tout ce qu’on me disait, et je me suis ainsi doté d’une conscience qui m’a contraint à peiner au travail toute ma vie. Cependant, si mes actions ont toujours…

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Thrasea, sénateur et philosophe stoïcien – Le refus de la lâcheté

Thrasea Paetus, sénateur romain, fut le premier à s'opposer ouvertement à l'empereur Néron en montrant son dégoût contre ses pratiques, notamment la justification de l'assassinat de sa propre mère, Agrippine la Jeune. Sa simplicité de vie, son rapprochement au stoïcisme sont autant d’éléments qui contrastaient avec la vie de Néron ; le Sénat le condamna à mort et Thrasea se suicida chez lui.

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Le suicide d’Arria et la mort de Paetus

Arria était une dame romaine, épouse de Paetus, accusé d'avoir rejoint une révolte contre l'empereur romain Claude et contraint par celui-ci de se suicider. Dans ce passage d'une lettre de Pline le Jeune, Arria rappelle à Paetus que le suicide peut être une mort noble pour un Romain, avant de s'enfoncer elle-même un poignard dans le corps en prononçant ces mots célèbres : Non dolet, Paete («Paetus, cela ne fait pas mal.»).

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