Il n’est pas indifférent dans la vie humaine de négliger les petites choses.
Considérez tout péché comme une impiété. Ce n’est ni la main, ni l’œil, ni d’autres membres qui pèchent. Mais on commet le péché par un mauvais usage de la main ou de l’œil.
Que le monde honore votre conduite. Ne faites rien qui puisse ternir votre réputation.
Que votre corps agisse sur la terre, mais que votre âme soit toujours en présence de Dieu.
Apprenez à connaître en quoi consiste le bien, afin de bien agir.
Faites vos efforts, non pour paraître juste, mais pour l’être; car il est certain que celui qui cherche à le paraître ne l’est point.
Que vos actes soient précédés par le raisonnement et non par les paroles.
Désirez qu’il vous arrive, non ce que vous voudriez, mais ce qui vous importe.
Ce ne sont pas les aliments qui entrent dans l’estomac qui souillent l’homme, mais les suites des mauvaises actions.
Ne cherchez pas à plaire à la multitude.
Possédez ce que nul ne peut vous enlever.
Souffrez ce qui est nécessaire, et comme cela est nécessaire.
Ne désirez d’obtenir qu’après le travail ce qui doit être le résultat du travail.
Il ne faut pas mépriser les choses qui nous sont nécessaires, d’après la nature de notre corps.
Le sage se fait connaître avec peu de paroles.
Que vos paroles soient l’expression de votre pensée.
Il vaut mieux jeter une pierre au hasard qu’une parole. Réfléchissez avant de parler, afin de ne rien dire d’inutile. Il est honteux de proférer des mots vides de sens.
Ne cherchez pas à parler le premier dans les assemblées.
La bonne foi est étrangère à un esprit méchant et corrompu.
Les fautes des élèves sont l’opprobre des maîtres.
Une blessure est moins grave qu’une parole.
Il ne dépend pas de nous de vivre, mais nous pouvons bien vivre.
Réprimandez rarement, et toujours à propos.
Il y a de l’orgueil à supporter avec peine notre existence corporelle.
Mentir, c’est tromper et être trompé dans le cours de la vie.
Que votre âme ne tourmente pas votre corps ; et que les passions du corps ne dominent pas impérieusement sur votre âme.
Cultivez ce qui est au-dedans de vous-même, et ne l’avilissez pas par les voluptés corporelles.
Conservez avec soin et sans tache votre corps, comme un vêtement immaculé que vous avez reçu de Dieu.
Source : Sextius le Pythagoricien - Sentences


