Baudelaire – Les Métamorphoses du vampire

La femme cependant, de sa bouche de fraise, en se tordant ainsi qu’un serpent sur la braise, et pétrissant ses seins sur le fer de son busc, laissait couler ces mots tout imprégnés de musc : — « Moi, j’ai la lèvre humide, et je sais la science de perdre au fond d’un lit l’antique conscience. Je sèche tous les pleurs sur mes seins triomphants…

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Démocrite – Fragments

Voici maintenant sa doctrine. Les principes de toutes choses sont les atomes et le vide, et tout le reste n’existe que par convention. Les mondes sont illimités et sujets à génération et à corruption. Rien ne saurait être engendré à partir du non-être et rien ne saurait, en se corrompant, retourner au non-être. Les atomes sont illimités en grandeur et…

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Huysmans – L’idée est aussi réelle que la chose

C’était la « Bodéga ». Des Esseintes s’égara dans une grande salle qui s’allongeait, en couloir, soutenue par des piliers de fonte, bardée, de chaque côté de ses murs, de hautes futailles posées tout debout sur des chantiers. Cerclées de fer, la panse garnie de créneaux de bois simulant un ratelier de pipes dans les crans duquel pendaient des verres…

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Le centurion Cornelius – Le premier païen converti

Il y avait à Césarée un homme nommé Corneille, centenier dans la cohorte dite italienne. Cet homme était pieux et craignait Dieu, avec toute sa maison ; il faisait beaucoup d’aumônes au peuple, et priait Dieu continuellement. Vers la neuvième heure du jour, il vit clairement dans une vision un ange de Dieu qui entra chez lui, et qui lui dit : Corneille ! Les regards…

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Leconte de Lisle – Le rêve du jaguar

Sous les noirs acajous, les lianes en fleur, dans l’air lourd, immobile et saturé de mouches, pendent, et, s’enroulant en bas parmi les souches, bercent le perroquet splendide et querelleur, l’araignée au dos jaune et les singes farouches. C’est là que le tueur de bœufs et de chevaux, le long des vieux troncs morts à l’écorce moussue, sinistre et fatigué, revient à pas égaux…

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