Guyau – Temps, conscience et souvenir

La mémoire formée, le moi est formé. Le temps et le mouvement sont dérivés de deux facteurs essentiels : au dehors l’inconnu, et au dedans une certaine activité, une certaine énergie se déployant. Nous ne pouvons ni nous connaître nous-mêmes en notre fond, ni connaître ce quelque chose qui existe au dehors de nous et dont notre moi lui-même est…

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Virgile – La mort de Didon

Énée, sur la poupe élevée, désormais décidé à partir, goûtait le sommeil, tout étant convenablement préparé. À nouveau l’apparence du dieu avec le même visage s’offrit à lui pendant son sommeil et lui parut renouveler ses mises en garde, en tout semblable à Mercure par la voix, par le teint, les cheveux blonds et le corps éclatant de jeunesse. « Fils de déesse…

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Gustave Le Bon – Les vérités encore inaccessibles

Lorsque les philosophes de l’avenir écriront l’histoire des erreurs de l’esprit humain, ils trouveront de précieux documents dans les traités de théologie, de sorcellerie et de morale. Leur lecture, quoique dégageant un immense ennui, est nécessaire pour montrer à quel point des faits très simples peuvent donner lieu à des interprétations erronées et combien il est difficile de discuter, avec…

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Jean-Antoine de Baïf – Versification à l’antique

Vienne le beau Narcisse qui jamais n’aima autre sinon soi, Et qu’il regarde tes yeux, et, qu’il se garde d’aimer Vienne le Grec tant caut, qui la force de Troie détruisit, Et qu’il regarde ce poil, et qu’il se garde d’aimer Vienne le chantre Orphée qui son Eurydice encore cherchât Et qu’il regarde ta main, et qu’il se garde d’aimer…

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Jung et la Gnose – La connaissance par l’ombre

La cinquième conclusion est que l’aliénation de la conscience, avec les sentiments de désarroi, d’angoisse et de nostalgie qui l’accompagnent, doit être pleinement vécue avant de pouvoir être surmontée. Les détracteurs du gnosticisme classique l’accusent sans cesse de tendances sombres et de « négation du monde ». La psychologie de Jung, elle aussi, a eu sa part d’accusations de morosité…

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Voltaire – Causes finales

Si une horloge n’est pas faite pour montrer l’heure, j’avouerai alors que les causes finales sont des chimères ; et je trouverai fort bon qu’on m’appelle cause-finalier, c’est-à-dire un imbécile. Toutes les pièces de la machine de ce monde semblent pourtant faites l’une pour l’autre. Quelques philosophes affectent de se moquer des causes finales, rejetées par Épicure et par Lucrèce.…

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L’hybris de Syphilus – Le Temporel & le Spirituel

La peste, descendue du ciel, se répandit dans toutes les cités.Alors les anciens instituèrent de nouveaux rites sacrés,dont voici, dit-on, l’origine : Syphilus — ainsi le raconte la tradition — était un pasteurqui faisait paître mille bœufs blancs comme neigeet mille brebis sur les pâturages du roi Alcithous. C’était le temps du solstice : Sirius brûlait les champs altérés,les forêts…

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