Poésie

Poésie de Bretagne

Saint-Malo, que crains-tu des cités maritimes ? Pas même Brest avec ses vastes arsenaux. Sous ton dais débrouillards, le front ceint de créneaux, Le pied sur l’Océan, tu règnes, et les eaux Courbent autour de toi leurs écumantes cimes ! À peine adolescents, tous tes fils sont marins ; Vrais alcyons des mers, le long de ton rivage Ils ont leurs nids bâtis en face de…

Lire la suitePoésie de Bretagne

Auguste Barbier – Iambes et Poèmes

Ô maître, bien que je sois pâle, bien qu’usé par de longs travaux mon front vieillisse, et mon corps mâle ait besoin d’un peu de repos ; cependant, pour un fort salaire, pour avoir plus d’ale et de bœuf, pour revêtir un habit neuf, il n’est rien que je n’ose faire : vainement la consomption, la fièvre et son ardent poison, lancent sur ma tête affaiblie les cent spectres de la folie…

Lire la suiteAuguste Barbier – Iambes et Poèmes

Guyau – Illusion Féconde

J’apercevais de loin l’enfant : elle était rose de plaisir, attentive et berçant quelque chose dans ses bras arrondis d’un geste maternel. Sa main se faisait douce en y touchant ; courbée, et dans son jeu muet tout entière absorbée, elle ne voyait rien : je parlai, mon appel ne la fit pas sortir de sa pose de mère. Elle me regarda d’un air très sérieux, leva…

Lire la suiteGuyau – Illusion Féconde

Nerval – Résignation

Quand les feux du soleil inondent la nature, quand tout brille à mes yeux et de vie et d’amour, si je vois une fleur qui s’ouvre, fraîche et pure, aux rayons d’un beau jour ; Si des troupeaux joyeux bondissent dans la plaine, si l’oiseau chante au bois où je vais m’égarer, je suis triste et de deuil me sens l’âme si pleine que je voudrais…

Lire la suiteNerval – Résignation

Baudelaire – Les Métamorphoses du vampire

La femme cependant, de sa bouche de fraise, en se tordant ainsi qu’un serpent sur la braise, et pétrissant ses seins sur le fer de son busc, laissait couler ces mots tout imprégnés de musc : — « Moi, j’ai la lèvre humide, et je sais la science de perdre au fond d’un lit l’antique conscience. Je sèche tous les pleurs sur mes seins triomphants…

Lire la suiteBaudelaire – Les Métamorphoses du vampire